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Un détail qui ne fera pas long feu

C’est maintenant bien connu, les séparations coupe-feu (murs, planchers et plafonds) servent à retarder la propagation de la flamme et de la fumée entre les différents compartiments d’un bâtiment. Ainsi, elles donnent le temps aux occupants d’évacuer les lieux et aux pompiers d’intervenir.

Le Code de construction dicte les exigences de conception et de construction des séparations coupe-feu. Pour un bâtiment d’usage « habitations » comportant six logements, le Code exige, sauf exception, que chacune des unités soit séparée par une séparation coupe-feu qui résiste à la propagation de la flamme et de la fumée pendant au moins 45 minutes.

Bien que le degré de résistance au feu varie selon les particularités du bâtiment (usage, nombre d’étages ou particularités de conception), dans tous les cas, c’est la composition entière de la séparation qui donne le degré de résistance au feu et permet d’atteindre la performance souhaitée.

C’est souvent cette notion qui est mal comprise et qui fait défaut en chantier. À tort, beaucoup croient que le degré de résistance au feu se fait uniquement par le nombre et l’épaisseur des panneaux de gypse. C’est ce que croyait Josée, l’entrepreneure à qui est arrivée cette histoire.

Josée tente de développer un nouveau marché et s’est lancée dans la construction d’immeubles à logements. Son premier bâtiment est livré et son deuxième est en chantier. Puisque ce type de bâtiments est soumis à la garantie obligatoire, elle reçoit la visite d’un inspecteur qui émet une non-conformité au niveau de la séparation coupe-feu dans l’entretoit.

Notre entrepreneure ne comprend pas trop la non-conformité qui est soulevée. La séparation coupe-feu est bien continue dans l’entretoit jusqu’à la sous-face du contreplaqué et offre un degré de résistance au feu de plus de 45 minutes. Après tout, la composition comporte deux gypses 5/8’’ de type X, où est le problème?

Étant consciencieuse et voulant bien faire, Josée communique avec le Service technique de l’APCHQ pour tenter d’éclaircir cette histoire de non-conformité. Après discussion avec le conseiller technique, elle comprend maintenant l’erreur.

Bien que tous les éléments composant la séparation coupe-feu soient présents et pourrait offrir 45 minutes de résistance, ils ne sont pas placés aux bons endroits. Les deux gypses ont été installés du même côté de la ferme de toit. Ainsi, advenant un feu du côté où il y a absence de gypse, la structure est directement atteinte, n’offrant aucune résistance au feu.

C’est comme le pâté chinois, bien que tous les ingrédients soient présents (steak, blé d’Inde, patate), s’ils sont inversés, c’est moins bon! La composition d’une séparation coupe-feu doit, non seulement, comporter les bons éléments, mais ces derniers doivent également être positionnés aux bons endroits pour protéger la structure du bâtiment.

Après tout, il est impossible de déterminer où débutera un incendie et encore moins dans quel sens le feu ou la fumée se dirigeront. C’est pourquoi c’est la « sandwich » complète qui importe.

Dans cette histoire, Josée n’a eu qu’à ajouter un gypse de l’autre côté de la ferme de toit et le problème a été facilement résolu. Par chance, puisque le détail initial n’aurait pas fait long feu en cas d’incendie!

Un détail qui ne fera pas long feu

 

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